LES CHRONIQUES DE RENNES

Je dérive. Témoin vaguement consentant, je vois :
Le fantôme de l’épicerie du Cartage, Françoise Élie, arpentant la place de son Calvaire…
Une anorexique montée sur chaussures plateforme, s’arrêter au milieu de la rue pavée
– son petit orteil dépassant douloureusement de sa sandale

Une jeune femme avec un beau rouge à lèvre, un rouge plastique
Des vendeurs de casquette en substances illicites
Et le Dremmwel m’appelle, ligne tendue du point s.(obriété) au point i.(vresse)
À la terrasse d’un café, un couple :
– « Oui, mais tu comprends C., je… »
– « Je m’appelle S. »
– « Ah Ah Ah, oui, oui, excuse-moi »
– « C. c’est le nom de ta chienne. »
– « … »
Mes aréoles irritées par un déshabillé en viscose, je décide finalement de rentrer.

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My red fury dress © F. Blaize

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