LES CHRONIQUES DE RENNES

SAINT-GREG
J’évacue.
la tristesse la nuit
la maladie par les boyaux
le Mexique en nostalgie
À l’Authentik,
les buveurs tentent leur tiercé
sur rythme de bachata.
J’évacue.
Les centimes s’alignent,
les cafés s’avalent sous la lumière jaune,
– 2°C dehors, je pense à lui,
j’ai manqué quelque chose hier soir, mais quoi ?
une marche ? une explication ? un frôlement d’amour ?
J’évacue,
et cette sensation de petite marée intérieure,
qui bouge à peine les brisures de coquillages,
qui vient mourir au lieu d’emporter,
me laisse une journée insurmontablement solitaire.

3°C
alcool de pommes
les doigts gelés sur le coffre de ma voiture sale
le fantasme d’un trio d’enfer
Vous avez mal là ?
Non, j’ai juste mal à l’enfant

SUR LES RIVES
Le comble du chic décontracté : faire sonner sa chevalière sur une assiette de homard Breton,
bouillon perlé, potimarron et raviole vanille (Chef D. Etcheverry pour Le Saison)

poupon, vitrine, collage numérique, blaize

Sans titre/Untitled © F. Blaize

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