LES CHRONIQUES DE RENNES

vitrail, église, photographie, Blaize

Photothymie : CARCECI © F. Blaize

16.08.2015
P. m’a invitée, je suis contente de le revoir. Il me reçoit chez lui,
dans sa maison composée de deux pièces entièrement blanches.
La chambre ne possède qu’un lit blanc et une fenêtre donnant
sur une mer un peu démontée. Dans la pièce à vivre, sa femme
qui est petite, brune et très ordinaire, dresse une grande table blanche
au ras du sol. Il n’y a rien d’autre dans la pièce. Alors je me penche
sous la table et j’y vois rangés, des documents et des objets divers.
Je ressens la tristesse de P. Je devine qu’il est amoureux d’un autre,
un jeune homme très beau, qui malheureusement l’a repoussé.
Sa femme fait semblant d’ignorer le malaise.

PHRAGMENTS
Vu dans un bar
« Don’t panic, just dip it in chocolate »
Entendu devant les toiles du zoo d’Aillaud
la contrainte de la visibilité…
Lu dans l’atelier des machines de l’ile
La culture coûte cher ? Essayez l’ignorance !

24.08.2015 
Je suis dans un cabinet médical qui ressemble à un appartement.
La porte d’entrée, à gauche est à trois mètres d’un bureau encombré.
Le mur de droite est constitué de hautes fenêtres qui donnent sur la rue
en contrebas. Sous ces vitres, une étagère couverte de bibelots et de petits
cactus, attire mon attention. Je me baisse car j’ai repéré une demeure
en pierre miniature coiffée d’une petite cloche. Je soulève la cloche
et au moment de la reposer – car je sais que le médecin ne va pas tarder
à arriver – je me rends compte qu’elle a grossi et qu’elle ne tient plus
sur la demeure-clocher. Le médecin me dit en entrant : vous n’avez touché
à rien ? Il remarque mon air embarrassé, et la cloche qui a doublé de volume.
Il ébauche un sourire compréhensif et ressort. Seule dans la pièce,
je commence à me déshabiller. Le médecin entre à nouveau et je l’apostrophe
car je ne voulais pas qu’il me voit nue.

Vers la chronique suivante…