LES CHRONIQUES DE RENNES

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Photothymie : Volant dans la forêt/Flying in the wood

10.08.2015
Je suis tendue en dépit de l’ambiance agréable qui règne autour de moi.
Je participe à une réunion incentive organisée aux Tourelles, hôtel restaurant
gastronomique près de Rennes. Mes collègues s’amusent d’un ton léger autour
de la table
. Nous sommes répartis par binôme. L’homme d’une quarantaine
d’années que l’on m’a attribué – et avec lequel je n’ai pas vraiment d’affinité
– me dit qu’il va m’offrir un cadeau : un café ou un dessert, je ne sais plus.
En échange, à notre sortie de table, il me demande de régler l’addition :
19 826 euros ! Je lui dit que c’est impossible et je me demande comment
je vais pouvoir payer ma part qui se monte à presque 10 000 euros…
Très mal à l’aise, je commence à regretter d’être venue.

Ni… ni
Chaleur étouffante
ne rien faire – ou « remuer le rien » :
– poussière par ménage
– emploi par candidature
– douleur par soin
lire est le réconfort de mon âme.

AUBERVILLIERS
Il écrasa sa cigarette contre le mur sur lequel il s’était appuyé.
Si elle avait été là, elle aurait compris dans ce geste qu’il réfléchissait.
Elle lui manquait mais il savait que ce n’est pas ce qui l’amènerait
à la revoir. On peut vivre – plus ou moins bien – avec le manque
de quelqu’un. Non. Il faudrait un autre lieu créé par un autre désir
pour faire naître leur eux-deux : le placenta d’une kardiatopie.
Ce qu’il a vécu a avorté de ce présent, mais n’est-il pas un phénix
porté vers l’inconnu ?

Vers la chronique suivante…