LES CHRONIQUES DE NÎMES

ARÈNES DE VIE
Çà caille,
mais le parcours est riche en dés couverts.
Il faut d’abord débouler, se laisser glisser dans les chaussures de danse,
écouter leurs échos et tracer le dialogue de la pointe du pied.
Cruzvillegas est comme le double d’Alÿs. Il nous livre la version théâtrale d’un Mexico remonté hors contexte, ré-articulé et se déroulant au sol tel un gigantesque pantin. Et par ici, que voit-on derrière ces pans de peintures ? La comédie humaine à l’échelle d’une ville ? D’une mythologie ? Les peintures d’Anna Boghiguian s’épanchent en petits contes, pépillent de micro-cellules qui nous dévoilent le marquage ADN de Nîmes. Anna Dessine Nîmes pourrait-on dire, et elle enchante notre inconscient de mots, d’odeurs et de vie.

ENFANTS
Envie
Neuve,
Fidèle
Absence
Néanmoins
Tentante,
Salvatrice.

?
Et si la cicatrice
était la douleur
de la séparation
Car en présence
je n’ai plus mal.