LES CHRONIQUES DE NICE

Ben, Mont Boron, Saïssi, Blaize

Photothymie © F. Blaize

N-ICE
Mi-chaud, mi-froid,Le flocon humain
déambule dans les rues
La sono bat son plein
en chanté-noël
La métisse fait la belle
La concurrence est rude car
la statue à poil est embullée,
ici aussi on tente la neige
artifi-ciel
Thug life
Le Picon bière attaque,
Les yeux vont pouvoir à nouveau
pleurer, le film lacrymal a souffert
il ne tient que six secondes
Yvan le terrible terrasse la Bretagne
en la mettant sous limoncello
La panna cotta frémit, blanche,
sous son caramel coulissant
Les amoureux sont pleins,
doigts dans la bouche,
jambes sous genoux,
yeux roulant sur le menu,
le diaphragme grippé
par le froid et l’alcool,
je saute sur Dyane
et sous couette.
Thug life

23.12.2015
J’ai commencé ma formation qui semble relever d’un savoir web très technique.
Nous ne sommes que quatre étudiantes et le formateur me fait du gringue.
Je quitte la pièce pour le centre ville et prends la direction d’un hameau.
Quelques enfants jouent sur la place pendant que je suis témoin d’une scène
qui me révulse. Une femme habillée en tailleur – qui porte en elle une morale
toute catholique – essaie d’écraser un petit singe du talon. J’interviens
pour le sauver in extremis et la menace de prévenir une association
de défense des animaux.

J’emmène Maxime à un centre aquatique. Il s’échappe au milieu de la foule.
Tout en le cherchant, je déambule jusqu’à arriver au bout d’une longue piscine
surmontée de plongeoirs. Je l’appelle : « Maxime ! Évite de plonger, tu ne sais
pas assez bien nager ! ».
Des ados font des sauts périlleux devant les spectateurs. Maxime n’est pas là,
je rebrousse chemin vers l’entrée. Je l’aperçois en train de jouer avec un autre
garçon dans un parcours oval fait d’une mousse compacte et bleue. Il se rechausse.
Son copain lui dit :  » Maxime, ta mère est là, il faut que tu y ailles. »Je réponds :
« Non, nous ne sommes pas pressé. Simplement préviens-moi si tu bouges ».

24.12.2015
Notre mission est de descendre dans une cage d’escalier métallique en colimaçon,
sous terre. Il n’y a pas beaucoup de place mais nous tentons le challenge
à plusieurs. Une fois descendus, il faut attendre plusieurs minutes pour être
recouvert de tiques. Je remonte car je n’ai pas tenue. Je demande à un binôme
qui a réussi l’épreuve ce que cela lui a apporté. C’est alors que je me rends compte
que mon tailleur noir est recouvert de mites. Je le tapote pour les faire partir.
Je me dirige vers une école de danse. Je cherche un danseur ou une danseuse
qui m’avait plu. Il y a plusieurs petites salles colorées dans lesquelles des couples
(femme-femme ou homme-femme) s’échauffent. Ils font de la danse
contemporaine et j’entends de la musique classique. L’ambiance est studieuse
et très agréable.