LE VISAGE DE NEW YORK

NEW YORK EST LA SEULE VILLE qui m’ait donné envie de dessiner ses visages.
Je me cale dans un coffee shop, avec un café dilué et un donut. Je regarde passer les citadins.
Trois secondes pour trois traits, le fugitif plaqué au papier. J’ai vingt-deux ans et lorsque
je reviens en Europe après un mois passé ici, j’ai l’impression d’être un bébé : j’ai fait peau neuve.
C’est une ville que j’aime aussi en photos. J’ai fugué une nuit, et me suis retrouvée dans l’appart de l’amie d’une amie. Inquiétude, coup de fil, responsabilité :  » Non, tout va bien, simplement
je ne voulais pas te réveiller. »

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Le visage de New York (suite)