JE POURSUIS MON DÉPLACEMENT IMMOBILE,
et je chemine dans le livre à la recherche de traces,
d’explications, du pourquoi de cette performance.
Ce livre est divisé en quartier, relié de pages dotées de fenêtres visuelles qui donnent à voir Orozco, Alÿs, Stalker.
Il a ses failles et ses accidents. En page 84, subitement
je suis très perturbée par la disparition de la note 130
supposée m’attendre en bas de page. Je tourne les pages suivantes dans l’espoir de la trouver, mais non, elle a bel
et bien disparu – ou n’a jamais existé.
Je suis face à un renvoi de note vers le néant. Est-ce le début d’une impasse ?
Je reprend ma lecture pour tomber page 103 sur un « d » mal lancé : « Partant d’une salle d’exposition – un white cube – pour y revenir une fois sa promenade accomplie, Alÿs
s’est déplacé davec à sa main droite un pot de peinture percé tenu renversé pour laisser s’écouler sur le bitume
le liquide coloré. » J’ai immédiatement pensé à Mallarmé,
« un coup de dés jamais n’abolira le hasard », poème
hors norme qui s’étale sur 11 doubles pages.
Moi aussi j’essaie de décrypter le code secret de la performance, qui se présente pour l’instant sous forme
de rébus, qui depuis cinq jours accumule des traces fugaces et insignifiantes qui prendront sens à son issue.
Sur le code secret de Mallarmé, je vous renvoie vers cette rencontre-débat avec Quentin Meillassoux
http://dai.ly/xmzafk

Le nombre et la sirène de Quentin Meillassoux, Mallarmé
Le nombre et la sirène, Editions Fayard – Ouvertures

« Le nombre et la sirène,
un déchiffrage du Coup de dés
de Mallarmé », par Q. Meillassoux

 

 

 

 

Suite de la performance

17 décembre 2014

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