LA PERFORMANCE FUT particulièrement difficile
cette fois-ci. Non pas physiquement mais intellectuellement.
Je flânais/machine lorsqu’un sportif est venu discuter avec l’une de ses connaissances. Ce fut alors un incessant va
et vient entre sa machine de musculation et le vélo elliptique de mon voisin. Par deux fois, je fus tentée d’abdiquer,
mais fuir la performance l’annihilait.
Voici donc un collage-confusion que j’ai pu créer à la suite
de la performance :

« L’artiste précise que ces fragments glanés sont semblables à « une série de puncta – de points focaux d’attention »
qui tracent le visage d' »une journée de conscience,
parce que tu comprends, l’architecte qui a construit
ma maison a mis le plafond trop bas par rapport à l’escalier en colimaçon. Je te raconte pas la gymnastique pour faire
passer le sommier à lattes, heureusement chaque détail devient alors une façon d’activer la perspicacité, d’aiguiser et de nourrir le regard, un moyen pointu d’être là, dans
le grenier, je vais mettre quelques placards et au milieu
mon matériel pour faire de la muscu, mais c’est dans
un second temps, car le punctum joue un rôle singulier
dans les images, ma femme, réfléchissant sur la photographie, en a donné une définition bien précise :
il est d’abord ce « qui part de la scène, comme une flèche,
et vient me percer », pour neuf ans, 700 euros pour elle
et 700 euros pour moi, c’était un peu dur au départ,
tel « une blessure », « une piqûre », « une marque faite par
un instrument pointu », dont le résultat serait un garage,
car c’est facile à mettre en location, à la limite, tu as juste
la porte à entretenir, mais tu n’as pas à virer des locataires s’ils ne paient pas. »

Suite de la performance

10 décembre 2014

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