F/M – JOUR 2

LES LIEUX SONT CE QUE NOUS EN FAISONS.
Un lieu est en soi neutre. Il peut avoir certaines caractéristiques
– meublé/non meublé, intérieur/extérieur, vivant/désert – mais c’est
dans l’usage que nous en faisons qu’il passe de sa neutralité
à notre subjectivité. Le lieu alors se détermine. Il en va de même
de l’atelier d’artiste. Tel qu’on le concevait au XXe siècle, il n’a plus
de raison d’exister : l’atelier est devenu la rue, la chambre, la machine,
le corps, tout lieu ou objet – animé ou non – que l’artiste peut investir.
Je saisis bien tout le paradoxe de ce travail F/M en continuant
ma lecture du livre « Marcher, Créer ». La flânerie est un collage visuel
et/ou sonore, il implique un déplacement dans un espace urbain ou naturel
(voire les deux en même temps). Or l’utilisation du tapis de course
ne permet pas ce collage, le déplacement se fait sur place,
pas de tourisme, pas de dérive. Sur quoi vais-je déboucher ?

Tapis de course Technogym

Tapis de course Technogym

Suite de la performance