LES LIEUX SONT CE QUE NOUS EN FAISONS.
Un lieu est en soi neutre. Il peut avoir certaines caractéristiques – meublé/non meublé, intérieur/extérieur, vivant/désert – mais c’est dans l’usage que nous en faisons qu’il passe de sa neutralité à notre subjectivité. Le lieu
alors se détermine. Il en va de même de l’atelier d’artiste.
Tel qu’on le concevait au XXe siècle, il n’a plus de raison d’exister : l’atelier est devenu la rue, la chambre, la machine,
le corps, tout lieu ou objet – animé ou non – que l’artiste
peut investir.
Je saisis bien tout le paradoxe de ce travail F/M
en continuant ma lecture du livre « Marcher, Créer ».
La flânerie est un collage visuel et/ou sonore, il implique
un déplacement dans un espace urbain ou naturel
(voire les deux en même temps). Or l’utilisation du tapis
de course ne permet pas ce collage, le déplacement
se fait sur place, pas de tourisme, pas de dérive.
Sur quoi vais-je déboucher ?

Suite de la performance

9 décembre 2014

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