Le deuil a quelque chose de la tique. Il passe une partie
de son cycle au sol puis s’ancre sur la peau pour ne quitter son hôte que forcé et endormi à grand renfort d’éther.
Un deuil, comme une tique, peut jeûner jusqu’à cinq ans.
Accepter de l’achever, en acceptant de laisser partir quelqu’un pour aussitôt tomber dans un autre deuil,
c’est juste changer de tiques. Alors il faut faire appel
à l’épouillage psychique réciproque, véritable rite social développé par les humains, qui, bien que long, semble être
la méthode la plus efficace.

4 décembre 2015

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